Chaâbi, Casbah blues daïmen maoudjoud Né au tournant du XXème siècle dans les méandres de la Casbah d'Alger, le chaâbi se veut populaire - c'est ce qu'indique son nom - au regard du classique arabo-andalou. Un style plus direct, plus leste, qui incorpore à l'orchestre des instruments occidentaux - violon, banjo, mandole, et même piano. À partir des années 1930, le chaâbi se propage en Algérie grâce aux enregistrements sur disque ou à la radio de grands maîtres comme El Anka, puis suit les chemins de l'immigration jusqu'à Paris par la voix de El Hasnaoui, ou Dahmane El Harrachi dont le Ya rayah a récemment connu un second succès avec la version de Rachid Taha. Mais cet hommage plutôt destiné au public occidental ne pouvait cacher la presque disparition d'un genre qui semblait ne plus se renouveler depuis les années 1970. Et voilà que survient soudain une nouvelle génération de musiciens, et avec elle Kamel El Harrachi, fils de Dahmane, dont la voix, le jeu de mandole et la présence scénique en font d'ores et déjà un nouveau maître sur lequel le chaâbi peut compter. D'ailleurs, la légendaire Meriem Abed, comédienne, chanteuse, figure essentielle du répertoire féminin et amie de Dahmane vient ici comme adouber ce jeune talent dont la réputation ne cesse de grandir. Et le blues de Casbah, même loin d'elle, prouve qu'il est éternel. Daïmen maoudjoud. | 
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